Financement alternatif pour entreprises au Québec
Pour les entreprises établies qui comparent des sources de financement hors de leur banque : les principales solutions, ce sur quoi chacune s'appuie, leur coût et ce qu'il faut vérifier dans vos ententes bancaires actuelles.
Quand les solutions de votre banque ne répondent pas au besoin
Une entreprise peut être satisfaite de sa banque et quand même avoir besoin d'une autre source de financement. C'est parfois le cas pour l'achat d'une machine usagée, une transaction à l'encan, le refinancement de machinerie déjà payée ou un besoin de liquidités pendant que les clients tardent à payer.
Il n'est pas toujours nécessaire de changer d'institution financière. La possibilité d'ajouter un financement dépend des sûretés, des conventions de crédit et des autorisations requises.
Raymond Leigh est un courtier en financement d'équipement qui accompagne les entreprises canadiennes. Nous travaillons avec plus de 40 prêteurs et partenaires de financement pour examiner les achats d'équipement, le refinancement, la cession-bail, l'affacturage et certains besoins de fonds de roulement. Chaque partenaire applique ses propres critères. Nous ne sommes pas le prêteur, et certaines demandes ne trouveront pas de source de financement adaptée.
Qu'est-ce que le financement alternatif pour une entreprise?
Le terme regroupe diverses sources de financement qui ne font pas partie du prêt commercial conventionnel de l'entreprise. Il peut désigner une société spécialisée en financement d'équipement, un prêteur qui finance sur la base des actifs de l'entreprise ou une société d'affacturage.
Au Québec, on rencontre notamment les termes financement alternatif, financement privé, financement hors banque et financement non bancaire. Ils ne désignent pas tous exactement le même produit. Il vaut donc mieux regarder la transaction elle-même que se fier à l'appellation.
Les programmes gouvernementaux et les prêts d'une banque de développement, comme la BDC, forment une catégorie à part. Ils complètent souvent le financement bancaire, mais il ne s'agit pas de prêteurs privés.
Cinq solutions à connaître
Financement d'équipement ou crédit-bail
- Utilisation fréquente : Achat de machinerie neuve ou usagée et d'autres équipements admissibles
- Sur quoi le prêteur s'appuie surtout : L'équipement acheté, avec la capacité de l'entreprise à faire les versements
- Ce qu'il faut vérifier : État et âge de l'actif, vendeur, mise de fonds, propriété et option d'achat
Refinancement d'équipement
- Utilisation fréquente : Liquidités à partir de machinerie déjà détenue
- Sur quoi le prêteur s'appuie surtout : La valeur nette de l'équipement déjà détenu
- Ce qu'il faut vérifier : Valeur actuelle, solde des prêts et sûretés existantes
Cession-bail
- Utilisation fréquente : Vente d'équipement admissible suivie d'une location pour continuer de l'utiliser
- Sur quoi le prêteur s'appuie surtout : La valeur et l'état de l'équipement, ainsi que la capacité de l'entreprise à effectuer les paiements de location
- Ce qu'il faut vérifier : Produit net de la vente, loyers, propriété, incidences fiscales et comptables, et coût total
Affacturage ou financement des comptes clients
- Utilisation fréquente : Liquidités avant le paiement des factures par les clients
- Sur quoi le prêteur s'appuie surtout : Les factures et la solvabilité des clients qui les doivent
- Ce qu'il faut vérifier : Admissibilité des factures, qualité des débiteurs, frais, recours et modalités de recouvrement
Certaines facilités de fonds de roulement
- Utilisation fréquente : Besoin d'exploitation ou de croissance bien défini
- Sur quoi le prêteur s'appuie surtout : Les liquidités de l'entreprise et les sûretés encore disponibles
- Ce qu'il faut vérifier : Capacité de remboursement, usage des fonds, sûretés et coût réel
L'admissibilité dépend du prêteur et de la transaction. Toutes les entreprises n'auront pas accès à toutes ces options.
Financer un achat d'équipement
Pour l'achat d'une machine, le prêteur peut évaluer à la fois l'entreprise et l'actif financé. Certains prêteurs spécialisés connaissent mieux l'équipement usagé ou les ventes de gré à gré. Le financement demeure toutefois soumis à une analyse de crédit. Consultez notre page sur le financement d'équipement.
Refinancer de la machinerie déjà détenue
Une entreprise peut avoir besoin de liquidités sans acheter de nouvel équipement. Si elle possède de la machinerie qui conserve une valeur de revente et sur laquelle il reste peu de dette, un refinancement d'équipement peut mériter un examen. Le montant disponible dépend de l'actif, des sûretés et des finances de l'entreprise.
Cession-bail : regarder au-delà du montant reçu
La cession-bail peut procurer des liquidités tout en permettant de continuer à utiliser l'équipement. Elle crée toutefois des obligations locatives et modifie la propriété des actifs. Il faut comparer les sommes réellement reçues, les loyers, les frais et les droits à la fin du contrat.
Affacturage : lorsque les factures sont payées plus tard
Une entreprise peut avoir des ventes solides et manquer temporairement de liquidités parce que ses clients paient à 30, 60 ou 90 jours. L'affacturage de factures commerciales admissibles peut parfois répondre à ce décalage. La qualité des comptes clients, les litiges et les sûretés déjà inscrites restent importants.
Partir de l'usage des fonds et de ce qui peut les garantir
Avant de choisir un produit, posez-vous deux questions. À quoi l'argent servira-t-il? Et sur quoi le prêteur pourra-t-il s'appuyer pour être remboursé : une machine précise, la valeur nette de l'équipement que vous possédez déjà, des factures impayées ou les liquidités de l'entreprise?
Les réponses réduisent souvent le choix rapidement. Une entreprise qui ouvre un nouvel emplacement peut financer l'équipement de l'aménagement séparément des améliorations locatives et des autres coûts indirects. Une entreprise qui vit un manque de liquidités saisonnier peut d'abord regarder ses comptes clients ou la valeur de l'équipement qu'elle possède.
Si la réponse honnête est qu'une nouvelle dette servirait seulement à couvrir des pertes d'exploitation, un autre prêt n'est généralement pas le bon outil. Mieux vaut d'abord en parler avec votre comptable.
Si votre banque a déjà refusé une demande, notre guide sur le financement d'entreprise après un refus de la banque traite de cette situation.
Banque, prêteur direct ou courtier : quelle différence?
Banque : elle peut fournir la marge de crédit, les comptes d'exploitation et différents prêts commerciaux de l'entreprise. Les critères changent selon l'institution et le programme.
Prêteur alternatif direct : il analyse les dossiers et rend lui-même la décision de crédit, selon ses propres critères et les produits qu'il offre. Il peut convenir lorsque sa spécialité correspond précisément au besoin.
Courtier en financement : il aide à comprendre et à présenter la demande et peut chercher une source adaptée. Il ne rend pas la décision de crédit. Avant de vous engager, demandez au courtier comment il est rémunéré, si des frais sont payables par l'entreprise et comment le dossier sera présenté aux prêteurs.
Raymond Leigh agit comme courtier en financement d'équipement. Pour une comparaison plus détaillée, consultez notre guide courtier en financement d'équipement ou prêteur direct.
Combien coûte le financement alternatif?
Il n'existe pas de taux unique. Le prix varie selon l'entreprise, le prêteur, le produit, les sûretés et la durée. Une mensualité attrayante ne suffit pas pour comparer deux offres.
Demandez le montant net reçu, tous les versements, les frais de dossier ou de courtage, les frais d'affacturage le cas échéant, les cautionnements personnels, les pénalités de remboursement anticipé et les droits à la fin du contrat. Comparez les offres écrites sur les mêmes bases.
Un financement alternatif n'est pas nécessairement moins cher ni plus rapide qu'un financement bancaire. Pour certaines entreprises, la banque demeure le meilleur choix.
Quels documents préparer?
Selon la transaction, le prêteur peut demander des états financiers de fin d'exercice, des résultats intermédiaires, des relevés bancaires, la liste des dettes et des versements, ainsi qu'une explication de l'usage des fonds et de la capacité de remboursement.
Un achat d'équipement peut nécessiter une soumission et des renseignements sur le vendeur. Un refinancement peut exiger une liste d'actifs et une évaluation. Pour l'affacturage, un rapport chronologique des comptes clients peut être demandé.
Vérifiez aussi si certains biens servent déjà de garantie à un autre prêteur. Cela peut limiter la possibilité de les offrir en garantie pour un nouveau financement.
Peut-on garder sa banque et obtenir un financement ailleurs?
Cela dépend de vos ententes existantes. Les clauses de vos conventions de crédit, le rang des sûretés et les autorisations des prêteurs peuvent influencer ce qui est possible. Il ne faut pas présumer qu'un actif peut être donné en garantie à un deuxième prêteur sans vérification.
Comment Raymond Leigh peut vous aider
Vous n'avez pas besoin de connaître le nom du produit de financement avant de nous parler. Décrivez votre entreprise, l'utilisation prévue des fonds et les actifs concernés. Nous examinerons si un produit de l'un de nos partenaires de financement peut convenir, en tenant compte des obligations existantes et de votre capacité de remboursement. Raymond Leigh sert les entreprises partout au Canada et se concentre sur l'équipement et les autres transactions appuyées par des actifs admissibles.
Nous ne cherchons pas à remplacer votre banque à tout prix. L'objectif est de trouver une structure réaliste, à un coût que l'entreprise peut assumer, quand une autre source de financement peut répondre au besoin.
Questions fréquentes
Le financement alternatif est-il réservé aux entreprises qui ont un mauvais crédit?
Non. Il peut servir à financer une transaction spécialisée, un achat d'équipement ou un besoin lié aux comptes clients, même lorsque l'entreprise entretient une bonne relation avec sa banque. Les antécédents de crédit demeurent toutefois importants.
Le financement alternatif est-il toujours sans garantie?
Non. Plusieurs solutions exigent une garantie sur l'équipement, les comptes clients ou d'autres actifs. Les sûretés demandées dépendent du produit et du prêteur.
La BDC est-elle un prêteur alternatif?
La BDC est une société d'État fédérale et une banque de développement qui offre ses propres programmes de financement. Elle n'équivaut pas à un prêteur alternatif privé, et ses produits et critères d'admissibilité doivent être évalués séparément.
L'analyse de mes options affecte-t-elle mon crédit?
Raymond Leigh ne fait aucune vérification de crédit à l'étape de l'analyse initiale. Un prêteur peut en faire une plus tard, pendant son analyse du dossier, lorsqu'une demande précise va de l'avant.
Le financement alternatif est-il plus rapide qu'un financement bancaire?
Parfois, mais pas toujours. Les délais dépendent du prêteur, du produit et de la qualité du dossier. Un prêteur spécialisé peut agir rapidement sur une transaction qu'il connaît bien, et une banque peut être tout aussi rapide pour un client qu'elle connaît déjà.
Est-ce que Raymond Leigh garantit l'approbation?
Non. Raymond Leigh est un courtier en financement d'équipement, pas un prêteur. Toute offre dépend des critères et de l'approbation du partenaire de financement.
Quels montants sont habituellement traités par Raymond Leigh?
Raymond Leigh travaille habituellement sur des demandes de financement commercial admissibles d'environ 50 000 $ à 5 millions $. Les demandes dans cette fourchette ne sont pas toutes admissibles, et le montant disponible dépend du prêteur, de l'entreprise et des actifs en cause.
Raymond Leigh est un courtier en financement d'équipement et n'est pas un prêteur. Tout financement demeure assujetti à l'approbation du prêteur et aux conditions applicables.
Voyons comment nous pouvons vous aider
Une courte discussion suffit généralement pour déterminer quelles options de financement pourraient convenir à votre projet.
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